Le chêne.

Au milieu des herbes folles, il est aussi balayé par le vent. Seule une goutte de pluie reste accrochée sur une de ses feuilles après ces trombes d’eau. On pourrait presque penser à une toile de teintes pâles, un peu comme de l’art abstrait, mais il est bien là, seul un gland porté par le vent l’a fait germer dans ce milieu naturel au bord du talus. Malgré son jeune âge, il doit avoir à peine plus de trois ans et n’a pas encore perdu ses feuilles dans cet équilibre sauvage que l’homme n’a pas encore atteint afin de le décimer.
Bien que, mal placé sur le bord du chemin, en grandissant, dans une prochaine saison de fauchage, la machine des hommes aura vite fait de le mettre à terre, puis roulant au fond du fossé ne pouvant plus se relever, n’ayant pas vécu longtemps, finira en pourriture dans l’eau saumâtre où il sera allongé définitivement. C’est le triste sort qui risque de lui advenir.

8 réflexions sur “Le chêne.

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